Jardins Secrets, le blog

Une évasion bucolique et originale sur 7000m2. Ouvert 7j/7 du 9 avril au 8 octobre 2017



Le blog de Nicole

D'eau et de lumière



Deux hommes, deux pays, deux climats, deux jardins, deux maisons égayées de couleurs, deux peintres jardiniers : Monet et Majorelle qui chacun ont exprimé leur talent, l’un dans l’art paysager à Giverny, l’autre dans l’architecture hispano-mauresque à Marrakech, créant deux prototypes de jardins dont nous pouvons tous nous inspirer.



D'eau et de lumière
Monet disait à la fin de sa vie en parlant de sa propriété de Giverny : « ce jardin est mon chef d’œuvre ». Quant à Majorelle, il a signé à Marrakech sa plus belle œuvre.

Monet s’installe à Giverny en 1843 et entreprend autour de sa maison de grands travaux paysagers, après avoir arraché les baies, les haies et les pommiers, qu’il remplace par des cerisiers à la floraison plus subtile. Il organise l’espace de façon fonctionnelle en créant des parterres étroits et longs, séparés par des allées de graviers, installe des arceaux et des portiques pour les glycines, rosiers et clématites. Puis dans ce plan rectiligne, il apporte la surabondance, utilisant avec adresse, un mélange de fleurs dont la profusion crée un fouillis coloré que sa palette exploitera.

Quelques années plus tard, il achète jouxtant son jardin, un terrain marécageux où il creuse un bassin alimenté par une petite rivière toute proche. Monet commence alors à planter des nymphéas mais aussi des roseaux et des iris d’eau. Bientôt, les nymphéas deviennent son obsession et le jardin d’eau, son atelier naturel. Jusqu’à sa mort, le vieil homme traquera de ses yeux défaillants, les féeries de son étang et ses perpétuelles métamorphoses.

Majorelle quant à lui, en quête d’exotisme et de lumière s’installe au Maroc où il fait construire, à Marrakech une villa dans le style mauresque, y installant son atelier.
Il peint sa maison de couleurs toniques dominées par un bleu implacable auquel il donne son nom, le fameux « bleu Majorelle ».
Parallèlement, il aménage peu à peu son jardin, en architecte amoureux de la culture orientale, s’inspirant à la fois des riads et des jardins andalous, y intégrant pavillons, pergolas, bassins, fontaines, mosaïques, le tout clos de murs, à l’image du « paradis » persan.

Majorelle peint chaque élément architectural de son jardin, comme il a peint sa maison, en bleu de Cobalt intense, sur un sol rouge brique ardent.
Il plante 1800 variétés de cactées, aloès, palmiers, bambous, fleurs tropicales et fougères, déclinant l’infini des verts. En 1944, il ouvre son jardin au public.

Pour ces deux jardiniers inspirés qui ont peint en plantant, on peut parler de la palette du paysagiste. Mais les jardins sont des œuvres éphémères, bien plus fragiles que les œuvres picturales, et ces deux sites, crées avec tant de passion vont se détériorer, laissés à l’abandon.

C’est alors qu’intervient …………. Rassurez vous, tout fini par s’arranger !

En 1996, la propriété de Monet est léguée par son fils Michel, à l’académie des Beaux Arts. Son conservateur, soutenu par des dons américains, entreprend en 1977 sa restauration, créant la Fondation Claude Monet.

En 1981, Pierre Berger et Yves Saint Laurent achètent le jardin de Majorelle qui retrouvent après restauration, son pavillon mauresque et ses couleurs. En 1998, l’arrivée d’un ethnobotaniste permet l’introduction judicieuse de nouvelles espèces au milieu d'une architecture sauvegardée.

Ces deux jardins accueillent à présent des milliers de visiteurs chaque année.
Puissiez-vous en faire partie un jour !

Nicole Moumen


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